Carnets créoles

Vendredi 24 mars 2006

Bonjour à tous !

Pour vous divertir un petit peu, j'ai décidé de mettre dans le carnet, à cadence régulière, quelques exercices de traduction créole... Aujourd'hui, on s'intéresse aux présentatifs...

Oh, rien de bien compliqué, juste un brin de réflexion devrait vous permettre de traduire les expressions suivantes...

Si vous êtes bloqué, il suffit de survoler les phrases avec votre souris pour en voir la traduction.

Bonne lecture & bon courage !

 

E  X  E  R  C  I  C  E  S

Sa mang.

Kissa. Kossa.

Sa fig sa.

Sa zanana sa.

Sa la pa zanana sa.

 

 

 

Par Nicolas M.
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Samedi 25 mars 2006

 

Aujourd'hui, on va étudier ensemble la négation...

 

La règle est simple car il n'y a que deux formes négatives : pa ("ne pas") et ("ne plus").

 

Maintenant que cela est dit, on peut se laisser aller à la traduction.

Bon courage !

E  X  E  R  C  I  C  E  S

Trakass pa ou.

Mi ariv pa.

I rëgard pï ou.

Pa bëzoin ou la për.

Mi konpran pa, sak ou la pou rakont amoin.

Par Nicolas M.
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Lundi 15 janvier 2007


A la Réunion, on ne retire pas de l'argent dans un distributeur automatique. Non. On en retire dans un gabier. Même si on est ici au bord de la mer, rien à voir avec le nom du marin chargé de s'occuper de la voilure d'un navire. En fait, le nom de gabier vient de l'abréviation GAB qui figure sur les distributeurs, abréviation pour Guichet Automatique de Banque. Le GAB est donc devenu le gabier...

Pour l'anecdote, un phénomène similaire s'est produit en Irlande. Sauf que le ATM (Automatic Teller Machine) est devenu le drink link. Ou comment ne pas faillir à une réputation...

Si vous avez d'autres faits linguistiques du même genre, n'hésitez pas à les mentionner...

Par Nicolas M.
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Samedi 21 avril 2007

Parlons présidentielles, puisque c'est d'actualité avec cette affiche que vous ne croiserez pas en métropole: celle d'Olivier Besancenot, rédigée en créole, et présente sur les murs de nos villes en ce moment.


Il n'est à priori pas le seul candidat à faire cela (Arlette Laguiller fait de même d'après ce qu'on m'a dit), mais je n'ai pas croisé les affiches en question. Je reste aux aguets, pour satisfaire les fans et les éventuels collectionneurs...
Pour être complet, l'affiche dit: L'esklavaz la fini. In vré travay. In vré salèr. In vré kaz. Sa minm nou vé. In pepe dobout. In pep lib. Olivier Besancenot - Maronèr konm nou. Voilà. J'imagine que la traduction est inutile.

Par Nicolas M.
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Vendredi 12 juin 2009

Comme le rougail saucisses, le rhum Charrette ou les ananas Victoria, les lambrequins font partie du patrimoine de La Réunion.

Alors que nous dit le dictionnaire ?

1. (Architecture) Bordure à festons, pièce d'ornement découpée soit en bois ou en métal, bordant un avant-toit en saillie ou le haut d'une fenêtre.

Mais, si vous regardez la deuxième occurrence, on décrit le lambrequin, non plus comme un terme d'architecture, mais comme un terme appartenant au vocabulaire des arts décoratifs :

2. (Décoration) Bandeau d'étoffe qui surmonte un décor de tapisserie ou des rideaux de fenêtre.

En vérité, ce que je trouve le plus sympa, c'est que la langue créole (que je commence entre parenthèse à apprendre intensément), si prompte à inventer des images, a su former un mot-valise alliant les deux définitions du mot en français. En effet, pour parler de ces décorations, elle utilise le mot dantel-lakaz, autrement dit, la dentelle de la maison...

Reste que cette dentelle, et il faut le déplorer, n'arrête pas de disparaitre, puisqu'on détruit à tout-va, dans une indifférence assourdissante, de nombreuses petites case créoles (sans doute près d'une cinquantaine à Saint-Pierre en trois ans), remplacée par des immeubles dégueulasses, modernes et de style métropolitain, avec l'aval des politiciens locaux, qui ne songent pas une seconde à classer ces petites maisons qui, si elles sont parfois vétustes et cachées, représentent pourtant l'âme de La Réunion.

Par Nicolas M.
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Lundi 29 juin 2009

C'est un curieux petit sac que l'on trouve à La Réunion. Fabriqué à l'aide du vacoa (vous savez, ce pandanus qui donne des fruits délicieux pour les achards), il est plat et n'a généralement qu'une ouverture sur le dessus. Il est doté de bretelles sommaires mais solides, lesquelles ont d'ailleurs donné, après dérivation, leur nom à l'objet.

Pour fabriquer le bertel, on utilise les longues feuilles du pandanus utilis (qui mesurent jusqu'à un mètre cinquante), on les sèche, on les ramollit dans l'eau, on fait le tressage, et on expose le tout au soleil pour bien sécher l'ensemble.

Le bertel étant à la mode, on en trouve maintenant des variantes avec un petit capuchon pour le fermer. Le bertel traditionnel, quant à lui, est toujours utilisé par les coupeurs de canne pour y mettre leur sabre.

Par Nicolas M.
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Ô, Lecteur

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